Le feu à la glace !
Réduit à une seule journée de course en raison des conditions météo, le week-end de Val Thorens n'a pas souri à l'équipage de la Clio Glace n°7. Wilfried Mérafina a limité les dégâts en entrant dans le top 10, mais des problèmes moteur l'ont empêché, comme Yvan Lebon, de concrétiser un potentiel bien présent.
Vendredi, pour le plus grand bonheur des skieurs… et des pilotes, la neige est enfin tombée en abondance sur la station de Val Thorens. Cette vague de froid est néanmoins arrivée un peu trop tard pour permettre à l'équipe d'organisation de constituer une couche de glace suffisante pour l'ensemble du week-end. Dès lors, le programme de ce meeting d'ouverture était divisé par deux, avec une seule course au lieu des deux initialement prévues. Les deux manches qualificatives avaient lieu samedi après-midi, les finales se déroulant dimanche matin.
A l'issue de la première manche, Wilfried Mérafina et Yvan Lebon soulignaient tous deux un manque de puissance moteur qui se traduisait par des chronos à plusieurs secondes des meilleurs ! Après analyse des acquisitions de données par les ingénieurs, il s'avérait que la configuration du pédalier ne permettait pas aux pilotes d'accélérer à plus de 60% ! L'équipe Sport Garage procédait donc aux modifications nécessaires pour la seconde série.
Le problème résolu, Wilfried et Yvan progressaient dans la hiérarchie, pointant aux 9e et 21e rangs. « C'est mieux mais le temps que nous avons perdu lors de la première manche était difficile à rattraper avec si peu de roulage. Je me suis libéré au fil de la manche. Malgré tout le moteur ne me convient pas. Il est certes plus puissant que celui que nous avions l'an passé, mais sa plage d'utilisation est trop réduite », déclarait Wilfried.
« La météo ne nous a pas permis de faire des essais avant le début de la saison et nous subissons ce manque de préparation. C'est difficile de se caler en si peu de temps et nous évoluons avec un temps de retard sur nos adversaires. Le bilan est par conséquent loin de nos objectifs », complétait Yvan.
Dimanche matin, Yvan était qualifié en première ligne de la finale Elite 1. Au départ, il ne parvenait pas à prendre l'avantage sur la BMW de Christophe Jouet. Dans le rythme du leader pendant deux tours, il se laissait décrocher, toujours à cause de l'impossibilité d'exploiter correctement le V6. Cyril Hélias revenait sur le Nogentais et trouvait l'ouverture. Las, Yvan ne voyait pas l'arrivée : une durite de direction assistée débranchée provoquait un début d'incendie sous le capot moteur de la Clio…
« Le bilan du week-end est frustrant, car je voulais marquer un maximum de points lors de cette finale. Le moteur est tellement creux à bas régime que j'étais obligé de faire patiner l'embrayage pour ne pas caler dans les épingles ! Les ingénieurs d'Oreca ont cherché à améliorer les performances tout au long du week-end, mais il faut bien dire que le résultat n'est pas concluant », analysait Yvan.
Les mécaniciens de Sport Garage livraient une course contre la montre pour réparer la Clio avant la finale Elite Sup 2, disputée par Wilfried. La réussite souriait enfin au jeune Francilien, qui passait au travers des pièges pour aller chercher la troisième place derrière Bertrand Balas et Jean-Luc Pailler : « Je limite les dégâts en terminant 9e de cette première épreuve, mais je vise plus haut ! Je ne suis pas satisfait de ce nouveau moteur, je souhaite que nous revenions à ce qui marchait correctement l'an passé. Et ce dès la prochaine course. Nous ne pouvons pas prendre le risque de gâcher une bonne partie de la saison à courir après les bons réglages… J'ai confiance dans l'équipe pour qu'elle redresse la barre cette semaine. »
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